Reconnaître un droit à la continuité psychologique
Reconnaître un droit protégeant les fondements mentaux de l’identité contre les altérations non conscientes et non consenties causées par des tiers utilisant des neurotechnologies.
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Reconnaître un droit protégeant les fondements mentaux de l’identité contre les altérations non conscientes et non consenties causées par des tiers utilisant des neurotechnologies.
Reconnaître un droit à la vie privée mentale couvrant l’information avant son extériorisation et les processus neuronaux qui la produisent, contre la collecte et les usages non autorisés.
Adopter une interdiction nationale de l’identification biométrique à distance, étendue aux usages publics et privés, en temps réel et a posteriori.
Faire adopter par les communes un engagement à ne jamais installer de vidéosurveillance algorithmique sur leur territoire.
Interdire aux États d’imposer des portes dérobées affaiblissant le chiffrement, notamment séquestre de clés, destinataires cachés et analyse côté client.
Interdire présomptivement le piratage étatique tant que l’ensemble des onze garanties cumulatives n’est pas réuni : loi précise; nécessité; ciblage; juge indépendant préalable; notification; transparence; aucun affaiblissement forcé; respect du mandat; coopération judiciaire; aucune conservation de vulnérabilités; aucune externalisation offensive.
Ne pas imposer l’analyse des contenus sur les terminaux avant chiffrement ou après déchiffrement des communications.
Interdire les logiciels espions hautement intrusifs, tels Graphite, qui accèdent secrètement aux données intimes d’un téléphone et ne peuvent être audités indépendamment.
Remplacer les obligations contractuelles répétitives de l’article 28(3) du RGPD par des obligations légales directes des sous-traitants, opposables par les responsables de traitement et autorités.
Fournir des modèles de notices de confidentialité approuvés par les autorités, notamment pour les traitements courants des petites entreprises.
Poursuivre au niveau européen l’accès ciblé du renseignement et de la justice aux communications chiffrées, avec initiative législative nationale possible en cas d’échec.
Permettre aux applications d’utiliser des serveurs de notifications tiers, en limitant leur impact sur la batterie et les capacités du terminal.
Permettre le chiffrement, de préférence par défaut, des sauvegardes distantes mobiles avec une clé inaccessible au fournisseur du système d’exploitation.
Permettre aux usagers de ne transmettre qu’une partie de leurs contacts à une application, dans un format technique identique au partage complet.
Interdire le développement, la production, la commercialisation, l’achat, la vente, l’importation, l’exportation et l’usage des logiciels infiltrant secrètement un appareil pour le surveiller ou le contrôler.