Séparer autant que possible les infrastructures numériques militaires et civiles
Les États devraient segmenter, autant que possible, les données et infrastructures de communication militaires des infrastructures civiles.
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Les États devraient segmenter, autant que possible, les données et infrastructures de communication militaires des infrastructures civiles.
Prévoir des exemptions humanitaires aux restrictions d’importation ou d’exportation de technologies numériques pour préserver soins, secours et services essentiels dans les pays en crise.
Les États et autres acteurs devraient aider les organisations humanitaires à renforcer leur cybersécurité et leurs mesures de protection des données.
Les organisations publiques et privées devraient intégrer le risque quantique à leur analyse, inventorier leurs usages cryptographiques et traiter d’abord les usages critiques.
Les organisations devraient anticiper leur renouvellement informatique pour ne plus acheter de produits dépourvus de cryptographie post-quantique après 2030.
Engager la migration vers des mécanismes hybrides combinant algorithmes classiques reconnus et algorithmes post-quantiques pour les clés et signatures.
Intégrer l’agilité algorithmique lorsque possible, de façon cohérente entre sous-systèmes et sans rupture de fonctionnalité; sinon privilégier les paramètres les plus sûrs compatibles avec les contraintes.
Mutualiser la protection numérique des petites collectivités au niveau intercommunal ou départemental pertinent, selon soutenabilité financière, technicité et réalités territoriales.
Donner aux RSSI des collectivités d’une certaine taille une place dans l’organigramme correspondant à une direction stratégique de la sécurité numérique.
Doter les collectivités de plans de continuité et de reprise après une crise numérique, précisant mesures d’urgence, prestataires à contacter et notifications aux autorités.
Accorder jusqu’au 31 décembre 2027 aux microentreprises et petites entreprises un crédit d’impôt de 30 %, plafonné à 15 000 euros et limité à l’impôt dû, sur audits, produits, services et formations cyber, après déduction des subventions.
Les fournisseurs de logiciels devraient proposer par défaut, sans supplément, une authentification multifacteur résistante au phishing ou des passkeys.
Les fabricants peuvent émettre volontairement des attestations de sécurité structurées, reliant exigences, contrôles et résultats de vérification, utilisables automatiquement lors des livraisons et achats.
Les établissements de santé devraient contractualiser des indicateurs quantitatifs de sécurité et disponibilité, des délais de réponse et maintenance, ainsi que des procédures de signalement des incidents.
Les autorités peuvent organiser des tests sectoriels de résistance cyber fondés sur des scénarios, mesurer préparation et reprise des services critiques, puis suivre les lacunes identifiées.